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Liens vers Salazie

 

 

 

 

 

Bienvenue à Salazie!

 

 

LE CHOUCHOU

                                                                     

 

 

            

 

 

Vous trouverez sur ce site les différentes balades,structures touristiques de Salazie et aussi son histoire.

Salazie est le plus accessible des cirques de l'île. De Saint-André, il ne faut que 20 minutes d'une route enchanteresse pour accéder au bourg principale. 10 000 hectares, moins de 8 000 habitants, densité plus que raisonnable conférant au cirque toutes les qualités qui font que l'on aime y vivre.

A Salazie,la pluie n'est pas drame mais signe de bienfaiteur. L'eau du ciel s'en va vivifier les joyeuses cascades qui dégringolent les pentes en rideaux. Un arrêt s'imposent au Voile de la Mariée, somptueuse et légendaire cascade déroulant ses volutes à quelques mètres de la route. La plus impressionnante reste celui du Trou de Fer, visible qu'en hélicoptère.

Autrefois refuge des Marrons, le quartier fut colonisé qu'à partir de 1830. Lieu de villégiature pour la bonne société d'autrefois, le bourg d'altitude,jadis station thermale, est devenu un des hauts lieux touristique de l'île. Loin de 04/05/2006 l'urbanisation moderne, le village d'Hell-Bourg a su conserver le charme de l'architecture créole.

Le bourg demeure le témoin privilégié de cette belle époque coloniale avec ses jardins fleuris et revendique depuis peu son appartenance au réseau des "Plus Beaux Villages de France". Carrefour de la randonnée, le cirque dispose également de nombreux sentiers qui vous feront découvrir les joies de la balade.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cirque de Salazie, qui signifie "bon campement" en malgache, le plus petit des trois cirques de la Réunion, est situé à 45 km de Saint-Denis. Les premiers habitants étaient des esclaves qui, fuyant les plantations des Bas, se réfugiaient dans les Hauts. Un grand nombre d'entre eux venaient de Madagascar, aussi bien des sites portent des noms malgaches.

 

HISTORIQUE


Le cirque de Salazie, dès les origines de la colonisation, constitua un refuge idéal pour les noirs marrons en fuite qui trouvèrent là, une région totalement inhabitée et dont la physionomie leur permit de vivre cachés sans craindre d'être repris.
En effet, l'épaisse végétation, les innombrables encaissements, l'inaccessibilité de certains pitons, constituèrent un univers inviolable, où chercher un homme se résuma à trouver une tête d'épingle au beau milieu d'une forêt vierge. Sur le littoral, les terres libres se firent de plus en plus rares et les bouches à nourrir de plus en plus nombreuses.
En 1829, un terrible cyclone s'abattit sur l'île et détruisit la majeure partie des récoltes. La population affamée se mit donc en quête de nouvelles terres et pénétra petit à petit le cirque, guidée par le chemin ouvert par les chasseurs de cabris qui l'avaient précédé, dès le début du XIXème siècle. En 1830, le gouvernement ne pouvant faire face au désastre économique, encouragea alors les implantations de familles à l'intérieur du cirque, toujours sans nom, si ce n'est la Mare à Poules D'eau, premier endroit habité. C'est Annette De La Serve, fille de concessionnaire qui trouva le nom de Salazie, inspirée par le massif des Salazes ou du Malgache Salaozy qui signifie "bon campement".

 

 

En 1834, quelques familles se regroupèrent sur un plateau et créèrent le lieu dit de Petit Sable, à l'emplacement de l'actuel village de Salazie... Après avoir connu la misère et la faim à l'extérieur du cirque, les premiers habitants trouvèrent enfin à Salazie, un endroit hospitalier où, grâce à la richesse des sols nourris en permanence par l'humus de cette végétation luxuriante, tout pouvait pousser. Grains, vanille, légumes en tous genres, riz, raisins, café, pêches, citrons, pommes, songes, cressons, bananes, tabac, chouchous ou christophines importés du Mexique en 1840 par Sully Brunet, permirent aux colons de vivre en parfaite autonomie, sans jamais dépendre des ressources de Saint-André. Ils ne s'y rendaient d'ailleurs que très rarement, la route reliant le littoral restant dangereuse en raison des nombreux éboulis et surtout longue, difficile à parcourir. Durant cette période de prospérité, la paille chouchou y tint une place très importante dans la vie des Salaziens. Elle fut pendant plus d'un demi-siècle utilisée par les fabriquants de chapeaux du monde entier qui virent en elle un matériau exceptionnel, lointain, rare et cher. Les cultures furent délaissées à son profit, offrant des revenus supplémentaires considérables, jusqu'au début du XXème siècle, lorsque l'engouement pour les couvre-chefs, les nouvelles technologies, la remplacent et ruinent de nombreuses familles... Aujourd'hui, le village de Salazie et ses écarts sont devenus de hauts lieux touristiques, enfouis sous des couvertures de végétations incroyables ne déparant pas ou peu de la vision originelle.

 

Les habitants y vivent au rythme des nuages, de l'ensoleillement et des pluies, du débit des "pisses en l'air", encerclés par la majesté et la beauté des versants abrupts. Le Calme, la sérénité semblent y avoir trouvé le chemin de l'éternité, là où peu de choses changent, là où la magie du spectacle constitue une loi inaliénable...